L’office de l’Ombudsman pour enfants et adolescents (OKAJU) demande l’interdiction de placer des mineurs en détention pour adultes. Il insiste également sur l’importance d’un accompagnement psychologique ou psychiatrique adapté pour les jeunes auteurs d’infractions. La semaine dernière, l’OKAJU a publié, conjointement avec le Contrôleur externe des lieux privatifs de liberté, un communiqué relatif à la situation des mineurs privés de liberté au Luxembourg.
À la suite de l’interview accordée hier matin à l’Ombudsman Charel Schmit sur Radio 100,7, l’OKAJU tient à réaffirmer avec force qu’une réforme en profondeur de la prise en charge des mineurs en conflit avec la loi ne peut plus attendre. Le placement d’une adolescente de 14 ans en détention pour adultes, faute de place à l’UNISEC, met une fois de plus en évidence les carences structurelles d’un système qui n’est pas à la hauteur des besoins réels des jeunes.
Comme l’a rappelé Charel Schmit, il est urgent d’établir une procédure pénale véritablement adaptée aux mineurs et d’élargir l’accès à des structures spécialisées, particulièrement dans les domaines psychologique et psychiatrique. Les chiffres récents montrent une évolution inquiétante : de plus en plus de jeunes sont placés en milieu carcéral pour adultes, une solution indigne, inefficace et totalement inadaptée et contraire aux droits de l’enfant, en particulier pour les filles, fréquemment contraintes à l’isolement pour des raisons liées à l’infrastructure inadaptée (voir le deuxième rapport sur la situation des femmes en prison publié par le CELPL).
Pour l’OKAJU, il est essentiel que les besoins psychologiques et développementaux des jeunes soient placés au cœur de toute décision institutionnelle. Cela nécessite de renforcer les dispositifs ambulatoires, de disposer d’un nombre suffisant de professionnels qualifiés et d’adapter la législation afin de faciliter l’accès aux psychothérapies pour enfants et adolescents. Aujourd’hui, les capacités disponibles restent très loin de répondre à la réalité démographique et aux besoins identifiés sur le terrain.
L’OKAJU insiste : la réponse ne peut pas être uniquement sécuritaire. Une démarche éducative, proportionnée et respectueuse des droits de l’enfant est indispensable pour garantir la protection, l’accompagnement et la réinsertion des jeunes concernés. C’est dans cette direction que doivent s’orienter les choix politiques, dès maintenant.
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